Un transfert indispensable

La croissance du trafic passagers de l’aéroport Nantes Atlantique est la plus forte des aéroports régionaux depuis 2009 : le trafic a doublé en moins de 10 ans.

 

En 2015, ce sont 4,4 millions de passagers qui ont été accueillis (soit + 5,7 % par rapport à 2014) avec 40 destinations européennes desservies et 11 nouvelles lignes régulières ouvertes.

 

La croissance continue du trafic confirme la saturation constatée des infrastructures de Nantes Atlantique et se traduit par une augmentation constante des journées très chargées : de 6 en 2011 à 135 en 2015 (> à 14 000 passagers/jour).

 

L’étude de la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) menée en 2013 prévoit un trafic de 6 millions de passagers en 2030 et plus de 30 % de mouvements d’avions.

 

Le survol quotidien de l’hyper centre de Nantes à basse altitude (plus de 42 000 habitants concernés) plaide également en faveur du transfert aussi bien pour renforcer la sécurité liée au survol de l’agglomération que pour mettre un terme aux nuisances sonores et environnementales. En parallèle, au sud de Nantes à proximité de l’actuel aéroport, 540 ha seront libérés des contraintes d’urbanisation et permettront d’accueillir 15 000 habitants à l’intérieur du périphérique nantais. Cette croissance démographique attendue sur l’agglomération nantaise est à mettre en perspective avec l’estimation de plus de 500 ha de terres agricoles en zone périurbaine qui seraient utilisés pour accueillir ces nouveaux habitants.

 

En application des recommandations de la Commission du dialogue, la DGAC a procédé à l’automne 2013, dans le cadre d’un groupe de travail pluraliste, à une étude sur le coût de réaménagement de Nantes Atlantique. Cette étude contradictoire qui a pris en compte les hypothèses des opposants a mis en évidence que le maintien de l’aéroport actuel exigerait :

 

  • La réfection complète et l’extension de la piste, ainsi que la création de postes supplémentaires de stationnement d’avions ;
  • L’extension de l’aérogare, avec la création de nouveaux équipements et services de sûreté et de sécurité aéroportuaires ;
  • La nécessité de fermer la plateforme actuelle sur une durée de 3 à 6 mois engendrant, de fait, une interruption de l’exploitation et des conséquences économiques et sociales préjudiciables pour tous les territoires concernés ;
  • Des investissements aéroportuaires estimés par la DGAC à 685 millions d’euros, montant quasi comparable à celui du futur aéroport ;
  • Un impact des travaux sur les zones humides des bassins versants sensibles de Grandlieu et de l’Estuaire de la Loire, et des zones Natura 2000 associées ;
  • Une hypothèse du maintien, physiquement possible mais très coûteuse compte tenu du développement du trafic, qui engendrerait à terme le doublement des personnes soumises aux nuisances sonores (+ de 80 000 personnes du sud de l’agglomération et du centre de Nantes) ;
  • Ces hypothèses de maintien conduiraient à terme à de nouvelles contraintes d’urbanisme empêchant par exemple la construction de logements collectifs dans l’hypercentre de Nantes et le developpement de la commune de Saint-Aignan de Grandlieu.