Un transfert d’aéroport injustifié par rapport aux standards internationaux

Les comparaisons avec d’autres aéroports internationaux équipés d’une seule piste ne sont pas pertinentes : si dans certains cas particuliers, tels que Genève, Londres Standsted ou San Diego, des niveaux de trafics passagers beaucoup plus importants sont atteints avec une seule piste, c’est parce que les conditions d’exploitation y sont différentes de celles de Nantes Atlantique (emport moyen bien plus élevé, vols constitués en grande partie de gros porteurs, sans aviation légère, trafic homogène sur une plage horaire quotidienne très étendue…).

 

Mais en comparant avec des aéroports réalisant un trafic équivalent à Nantes Atlantique, comme Belfast, Malte ou Bilbao, on constate que tous ont une seconde piste et non une seule. Genève est le seul aéroport doté d’une seule piste alors que tous les aéroports traitant un trafic équivalent en Europe en ont deux.

 

À quoi sert une seconde piste ? Elle permet tout d’abord de mieux gérer le trafic. Elle améliore également la sécurité globale permettant à l’aéroport, par exemple, de rester fonctionnel même avec une piste bloquée. Enfin, la disposition des 2 pistes avec l’aérogare au milieu permettra de faire des économies de kérosène en limitant la distance entre aérogare et piste, et donc le temps de roulage des avions.

 

Une saturation dépendante de conditions d’exploitation spécifiques : la saturation de Nantes Atlantique est liée au cumul de plusieurs contraintes : conditions météorologiques, orientation de la piste, aérogare, capacité de stationnement sur l’aire de trafic, types d’aéronefs, outils de contrôle, procédures de contrôle, variations d’activité à la semaine et au mois…

 

Une saturation physique et environnementale réelle à Nantes Atlantique : saturation physique des équipements (aérogare et parking à partir de 4 millions de passagers), mais aussi saturation “environnementale” (nuisances sonores pour les populations riveraines avec un plan d’exposition au bruit établi pour 3,2 millions de passagers), et temps de roulage accrus accompagnés des pollutions induites.

 

 

Comme le rappelle le dossier d’enquête publique :

 

“Au-delà de ce seuil, les nuisances sonores seraient jugées difficilement soutenables. L’espace soumis à une limitation de son développement urbain et démographique atteindrait le cœur même de l’agglomération nantaise, un des éléments majeurs de la dynamique de développement du Grand Ouest. »

 

 

FAUX