Un projet désastreux pour l’environnement, un gaspillage de terres agricoles

Le transfert de l’aéroport a été entériné par le Grenelle de l’environnement : la loi du 3 août 2009 stipule que “la création de nouveaux aéroports sera limitée aux cas de déplacement de trafic”.

 

Le transfert permettra aussi de protéger le lac de Grand Lieu (réserve naturelle classée d’importance internationale et zone Natura 2000) et de limiter la périurbanisation à l’origine de l’artificialisation de 2000 hectares de terres agricoles tous les ans.

 

Les collectivités locales, comme l’État, veillent à ce que le projet soit construit dans le strict respect des règles environnementales en matière de zones humides et de biodiversité (Loi sur l’eau).

 

Le principe d’une compensation par fonctionnalité (plutôt que surfacique) a été retenu en concertation avec les parties prenantes afin de répondre au mieux et au plus près aux impacts résiduels générés par le futur aéroport après la mise en oeuvre des mesures d’évitement et de réduction. L’exigence d’une telle compensation a été prescrite à travers les arrêtés : “Loi sur l’eau” et “espèces protégées” qui définissent, par ailleurs, une gouvernance de suivi et de contrôle de leur application.

 

La consommation d’espaces agricoles pour le transfert de l’aéroport sera faible au regard des enjeux liés à l’étalement urbain ou comparer à d’autres projets d’infrastructures, notamment ferroviaires.

 

La préservation de 17 300 hectares d’espaces agricoles et naturels est actée avec la mise en oeuvre d’un Périmètre de Protection des Espaces Agricoles et Naturels périurbains (PEAN), le plus grand de France. Cette “coupure verte” permettra de protéger durablement d’immenses espaces à vocation agricole et naturelle entre le nord de l’agglomération et l’aéroport.

 

La mise en place par les pouvoirs publics de la Zone d’aménagement différé destinée à la réalisation de l’aéroport en 1974 a évité l’urbanisation de ces espaces naturels et agricoles. De plus, la mise en oeuvre des mesures compensatoires par contractualisation avec des exploitants volontaires a été définie en concertation avec la profession agricole pour limiter les acquisitions foncières.

 

En parallèle, au sud de Nantes à proximité de l’actuel aéroport, 540 ha seront libérés des contraintes d’urbanisation et permettront d’accueillir 15 000 habitants à l’intérieur du périphérique nantais. Face à la pression démographique nantaise, cette opportunité est à comparer avec l’estimation de 500 ha de terres agricoles en zone périurbaine qui seraient utilisés pour ces logements.

 

 

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