Un projet archaïque

La décision de transférer l’aéroport n’a évidemment pas été prise sur la base de projections des années 1960. C’est en octobre 2000 que l’État a décidé des études préalables au Débat public de 2002-2003, puis les services de l’État et des collectivités ont engagé les études complètes constituant le dossier préalable à l’enquête publique de 2006. À la suite de l’avis favorable de la Commission d’enquête publique en avril 2007, le décret d’utilité publique a été publié le 9 février 2008.

 

La vision de l’aménagement du territoire qu’il porte, garde toute sa pertinence. Ainsi, lors de la séance de l’Assemblée Nationale du 30 octobre 2000, Dominique Voynet, Ministre de l’aménagement du territoire et de l’environnement, déclarait :

 

“La desserte aérienne des métropoles régionales est bien trop tributaire du passage par Paris. À l’avenir, le développement de cette desserte se fera davantage par des lignes directes, nationales ou internationales. Il s’agit là d’un élément clé pour l’avenir de ces métropoles, qui apparaît d’autant plus indispensable que monte en puissance la perspective de la saturation des aéroports parisiens.

 

Vous serez d’accord avec moi pour reconnaître que nous avons un effort particulier à réaliser en faveur du rééquilibrage de la localisation des équipements vers l’ouest de notre pays. C’est pourquoi il a semblé nécessaire, compte tenu des nuisances qui pesaient sur les habitants de Nantes, de déplacer l’aéroport actuel sur le nouveau site de Notre-Dame-des-Landes, à une douzaine de kilomètres au nord de la ville. Ce site fait l’objet de réserves foncières depuis une vingtaine d’années.

 

Sur ce nouveau site, l’aéroport de Nantes offrira un meilleur service à la clientèle bretonne, en lui proposant des services aériens n’existant pas sur les aéroports bretons, notamment sur celui de Rennes-Saint-Jacques. La ville de Rennes étant située à 90 km du site de Notre-Dame-des-Landes, je n’imagine pas qu’un tel équipement ne soit pas desservi par le train. La ligne actuelle Nantes-Rennes pourrait être le meilleur vecteur pour cette desserte.”

 

 

FAUX