Nantes-Atlantique doit passer le relais pour s’adapter à l’évolution du trafic aérien

Un trafic à l’unisson du trafic aérien mondial

 

Le fait est incontestable : au cours de ces trente dernières années, l’avion est le mode de transport qui a progressé le plus rapidement au monde.

Depuis 1980, le trafic mondial a doublé tous les quinze ans et l’Association internationale du Transport aérien (IATA) estime qu’il pourrait doubler à nouveau au cours des quinze prochaines années. Les carnets de commande des principaux constructeurs en attestent : respectivement plus de 4 500 appareils pour Airbus et Boeing …

 

Dans ce contexte particulier, les compagnies aériennes ont dû adapter leur stratégie. Elles privilégient désormais des rotations moins nombreuses mais des avions mieux remplis. Elles utilisent également des appareils de moins en moins gourmands en énergie même si la taille de ces derniers augmente.

Illustration concrète du phénomène sur Nantes : on compte aujourd’hui 71 passagers par vol, contre 44 en 2004. La diminution progressive du nombre de bagages en soute a également participé à l’amélioration de la productivité des compagnies.

Et dans le même temps, le développement du trafic aérien s’est accompagné d’une amélioration continue de l’efficacité énergétique : depuis 1990, les émissions de CO2 par passager/fret-kilomètre-transportés ont diminué de 32 % (source CITEPA / DGAC).

En réponse, les aéroports ont dû améliorer leurs offres : rapidité d’embarquement et de débarquement, diminution du temps de roulage de l’avion sur la piste… En particulier les aéroports régionaux européens qui ont profité à plein de l’internationalisation des réseaux aériens ; ces aéroports assurent désormais 57 % des vols vers l’international contre seulement 27 % il y a quinze ans (source DGAC).

 

Avec une croissance constante depuis 1986 (+ 5 % en moyenne annuelle avec une très nette accélération depuis la fin des années 2000), l’aéroport de Nantes-Atlantique illustre les conséquences de cette envolée du transport aérien et les enjeux que les aéroports régionaux doivent désormais anticiper.

 

Entre 2005 et 2012, le nombre de destinations internationales est passé de 58 à 83 (+ 43 %) , celui des avions dont la base arrière est à Nantes de 9 à 14 (+ 56 %) et celui des liaisons point par point (vols directs sans connexion) de 79 à 143 (+ 81 %) . Une stratégie gagnante de développement obtenue sans la moindre subvention publique de fonctionnement qui nécessite, pour être poursuivie, un véritable changement d’échelle.

 

Pour toutes ces raisons, Nantes-Atlantique doit passer le relai. L’aéroport du Grand-Ouest sera en mesure de faire face à une forte croissance du trafic tout en répondant aux nouveaux besoins des compagnies aériennes et aux services qu’elles attendent d’un territoire attractif.