L’impact du coût du pétrole pris en compte pour Notre-Dame-des-Landes

Dès 2006, les hypothèses tablaient sur un prix du baril entre 80 et 120 $ en 2025

 

Même si son impact direct sur le trafic ne s’est pas fait sentir sur période longue, il n’en demeure pas moins que le coût du pétrole représente une part élevée des coûts de revient du transport aérien.

 

En 2012, en effet, il était de 35 % des coûts fixes, devant le coût de l’avion et de son entretien, celui des personnels navigants, le coût du traitement de l’appareil au sol, la sécurité, les redevances aéroportuaires, les assurances… Dix ans plus tôt, en 2002, la part du pétrole n’était que de 12,4%.

 

Mais en dépit de certaines assertions, l’évolution du coût du pétrole a bien été prise en compte dans l’étude du transport de Nantes Atlantique vers Notre-Dame-des-Landes.

 

En 2006, en effet, l’étude socio-économique sur laquelle est fondée la déclaration d’utilité publique, la DUP, s’est appuyée sur les hypothèses de prix du pétrole les plus hautes (jusqu’à 80 $ le baril en 2025), allant même au-delà en étudiant des hypothèses de prix du baril à 120 $ (en tenant compte de la parité monétaire Euro/Dollar à l’échéance 2025).

 

D’ailleurs, la pertinence de ces estimations a d’ailleurs été validée récemment par les prévisions de l’Union Européenne. Elles tablent sur un baril à 88,40$ en 2020 et 105,90 $ en 2030.

 

L’évolution du trafic aérien vient au final confirmer ces prévisions : notamment l’accroissement du trafic low cost. Ces compagnies ont adapté leur business model à ce prix élevé du pétrole.