Le trafic aérien relève la tête – de nouvelles lignes à Nantes

Le transport aérien se porte mieux ; les perspectives à moyen terme sont bonnes. Le trafic mondial est en hausse de 5 % et les commandes d’appareils battent des records. De son côté, l’aéroport de Nantes vient d’annoncer la création de nouvelles lignes : notamment à destination de Londres.

 

Le secteur aérien vient d’annoncer des bénéfices en hausse. Avec 12,7 milliards de dollars, c’est la deuxième meilleure performance de ces 10 dernières années selon l’Association du transport aérien international (IATA). Le trafic mondial a ainsi connu une progression de 5 % et « devrait dépasser pour la première fois les 3 milliards de passagers cette année [1] ». Il devrait encore doubler dans les quinze prochaines années. Le cap des 6 milliards de passagers devrait être franchi en 2030 selon l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), à mesure que de nouvelles destinations (Asie, Russie, Amérique Latine) vont renforcer leur croissance.

 

Les constructeurs aussi envisagent l’avenir sereinement. A l’approche du Salon du Bourget, Boeing a révélé ses prévisions. L’avionneur estime que dans les vingt prochaines années, « les compagnies aériennes auront besoin de 35 280 nouveaux avions, soit un marché de 3 600 milliards d’euros. Ces prévisions ont été relevées de 3,8 % en unités et de 7 % en valeur par rapport à celles présentées en juillet 2012 » [2]. Les compagnies à bas coût et les pays émergents tireront l’essentiel de la croissance.

 

La même semaine, easyJet annonçait l’ouverture d’une ligne régulière (et non plus saisonnière) vers Londres au départ de Nantes-Atlantique. 58 000 voyageurs devraient l’emprunter chaque année. Cette ligne profitera notamment au tourisme d’affaires (14 % du trafic actuel), un enjeu primordial pour le territoire du Grand-Ouest dont la proportion de voyages d’affaires par rapport au tourisme d’agrément est plus faible qu’à l’échelle nationale.

 

EasyJet a également annoncé renforcer certaines liaisons existantes en proposant plus de vols vers Lyon, Genève ou Bâle-Mulhouse.



[1] Les Echos (lien)

[2] Dans le Parisien (Lien)