Croissance du trafic aérien et projets d’aéroports

« Face à la croissance du trafic aérien, les grands projets d’infrastructures des aéroports »

Déplacements Pros, 07/03/2016

L’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (ICAO) prévoit que, d’ici 2030, le trafic aérien mondial atteindra les 6 milliards de voyageurs contre 3,3 milliards en 2014. Comme le souligne le média online Déplacements Pros, cette forte croissance pose des questions majeures en termes d’infrastructures au sol. En s’appuyant sur une étude réalisée par le cabinet de conseil SIa Partners, Déplacements Pros s’interroge sur la nécessité pour « les autorités aéroportuaires de s’adapter pour faire face au trafic grandissant et à la concurrence », aussi bien dans les pays émergents que les pays développés.

De nombreux chantiers sont actuellement en cours dans le monde entier. Par exemple, la Chine a planifié la construction de 70 nouveaux aéroports. Plus près de nous, cette tendance se confirme également pour « anticiper l’atteinte de la capacité maximale » de certains aéroports existants.

Pour retrouver l’intégralité de l’article et de l’étude : http://www.deplacementspros.com/Face-a-la-croissance-du-trafic-aerien-les-grands-projets-d-infrastructures-des-aeroports_a37129.html

C’est dans ce contexte général que s’inscrit le projet de l’aéroport du Grand Ouest. Il répond à une augmentation certaine du trafic dans les années à venir mais souhaite aussi offrir une meilleure expérience aux voyageurs en termes de qualité de service et de nombre de destinations desservies. L’étude de la Direction Générale de l’Aviation (DGA) prévoit 6 millions de passagers en 2030 (contre 4,4 millions en 2015) et 30 % de mouvements d’avions supplémentaires. Or, la saturation des infrastructures de l’aéroport Nantes Atlantique se confirme : de 6 journées très chargées en 2011, l’aéroport est passé à 135 en 2015 (> à 14 000 passagers/jour). Le projet de transfert de l’aéroport Nantes Atlantique vers Notre Dame des Landes est indispensable pour répondre aux besoins futurs. L’aménagement de l’aéroport actuel n’est pas une option envisageable d’un point de vue financier mais également pour les riverains. Le réaménagement de Nantes Atlantique couterait plus cher que la construction du nouvel aéroport à Notre Dame des Landes. Cela impliquerait, entre autre, la fermeture purement et simplement de Nantes Atlantique pendant toute une phase des travaux (entre 3 et 6 mois). En parallèle, avec ce projet, ce ne sont plus 42 000 personnes qui seraient impactées par les nuisances sonores, comme c’est le cas actuellement, mais plus de 80 000 habitants de la métropole nantaise. En comparaison, seulement 900 personnes seraient concernées dans le cadre du nouvel aéroport à Notre Dame des Landes.