Autour du futur aéroport, + de 17 000 hectares d’espaces agricoles et naturels protégés

C’est le plus grand périmètre protégé de France : en Loire-Atlantique, entre l’agglomération nantaise, l’Erdre et le site aéroportuaire, quelques 17 300 hectares d’espaces agricoles et naturels vont être protégés.

17 300 hectares, cela représente près de la moitié de la forêt d’Orléans, la plus grande forêt domaniale de l’Hexagone. Et l’objectif des différents acteurs (8 communes, intercommunalité et instances agricoles) qui ont mené une concertation de quatre années, est de permettre la maîtrise et la pérennité des zones et activités agricoles et des milieux naturels existant sur cette surface considérable située aux portes de l’agglomération nantaise.

 

Il convient de rappeler qu’en Loire-Atlantique, l’agriculture occupe une place prépondérante : près de 500 000 hectares, soit 70 % du territoire, lui sont consacrée. Elle représente 6 500 exploitations, mobilise 15 000 actifs (plus 1 900 saisonniers) et génère 27 000 emplois induits. Pourtant, victime d’une forte expansion démographique et urbaine (il faut loger quelque 14 000 nouveaux habitants par an depuis 1999), l’espace agricole est en recul sensible, de l’ordre de 1 000 à 2 000 ha chaque année.

 

Pour enrayer ce phénomène, les acteurs publics locaux ont décidé de sanctuariser, en quelque sorte, les zones menacées à travers un Périmètre de Protection des Espaces Agricoles et Naturels périurbains (PEAN). Les bénéfices attendus de ce périmètre de protection sont multiples. En effet, il permettra de :

  • Protéger durablement les espaces agricoles et naturels situés aux portes de l’agglomération, et maîtriser ainsi l’étalement urbain.

 

  • Développer une agriculture innovante, économiquement viable et pérenne, attentive à la répartition de ses moyens de production en phase avec son environnement humain et naturel.

 

  • Donner de la lisibilité à long terme sur la vocation agricole ou naturelle des espaces agricoles.
  • Contribuer à la viabilité des exploitations agricoles.

 

  • Renforcer les incidences positives sur les milieux naturels – entretien des paysages, gestion respectueuse des milieux aquatiques.

 

  • Préserver et valoriser les produits issus des espaces naturels (bois des haies et des petits boisements)…

 

Après la phase de discussions et de négociations engagées en 2009, Le Département de Loire -Atlantique souhaite désormais proposer le PEAN à enquête publique à l’automne afin de le faire approuver d’ici la fin 2013.

 

Simultanément, le Conseil général de Loire-Atlantique conduit deux autres projets de PEAN, par des discussions très actives avec les différents partenaires. Le premier (600 ha) est sur Saint-Nazaire et s’inscrit dans une logique de protection d’espaces proches de la ville. Le second (1700 ha) concerne Guérande et la Turballe avec une dimension littorale de protection des espaces « retro littoraux ».