42 000 personnes subissent quotidiennement les nuisances sonores de Nantes-Atlantique

Le chiffre tombera à 900 grâce à l’aéroport du Grand-Ouest…

 

12 500 avions survolent l’agglomération nantaise

C’est une réalité incontournable : du fait de sa proximité avec la métropole nantaise, l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique est un très gros générateur de nuisances sonores. Pas moins de 42 000 personnes, se trouvent, en effet, exposées au bruit, ce qui représente pour elles un véritable handicap au quotidien.

A cela une raison : la piste actuelle impose le survol de zones urbanisées denses. A titre d’exemple, chaque année, près de 12 500 avions survolent à moins de 500 mètres d’altitude l’hypercentre de Nantes, de Rezé ou de Bouguenais.

Ainsi, les habitations les plus proches – zone A – subissent-elles des désagréments équivalents à ceux endurés par les voisins d’une autoroute surchargée comme le boulevard Périphérique parisien ou la partie urbaine de l’autoroute A6 en Ile-de-France. Une seconde catégorie d’habitants – ceux de la zone B – éprouvent les mêmes nuisances sonores qu’à 150 mètres d’une autoroute. Enfin, habiter la zone C équivaut à vivre à 300 mètres d’une autoroute.

 

Une piste mal orientée

En outre rappelons que la piste actuelle de Nantes-Atlantique est géographiquement mal orientée. Elle a été bâtie sur un axe Sud-ouest /Nord-est. Or, une orientation Est-Ouest aurait été préférable compte tenu des vents dominants.

 

Il paraît donc aujourd’hui impossible d’adapter le site de Nantes-Atlantique pour accueillir l’augmentation du trafic sans renforcer gravement les nuisances sonores ainsi d’ailleurs que les contraintes sur le développement de la ville. D’ailleurs, cette éventuelle adaptation coûterait sensiblement aussi chère que le transfert vers le nouveau site de Notre-Dames-des-Landes.

 

Une réduction de 97 % des nuisances sonores

Voilà pourquoi un des objectifs majeurs du transfert vers l’Aéroport du Grand-Ouest est de réduire considérablement l’exposition aux nuisances sonores. Le plan d’exposition au bruit qui recense très précisément le nombre de personnes impactées est formel : à l’avenir, avec le nouvel aéroport, seules 900 personnes subiront encore des nuisances sonores. Ce qui représentera une diminution de 97% !